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Michel Collard, le chauffeur des TEC agressé à Saint-Hubert par un drogué : « Il m’a attrapé à la gorge et a essayé de m’étrangler ».

1828847952_B971805155Z.1_20140116112431_000_GTF1PNMV2.1-0.jpgEtranglé par un homme sous l’influence de stupéfiants et d’alcool, Michel Collard est sous le choc. Il a tout de même réussi à maîtriser son agresseur en le plaquant sur le tableau de bord du bus, en attendant l’arrivée de la police. Il témoigne.

Mardi soir vers 17 h 30, Michel Collard s’arrête à la gare de Libramont pour embarquer les voyageurs à destination de Saint-Hubert. Un jeune homme visiblement sous l’influence d’alcool et de stupéfiants, monte dans le bus et propose de la drogue au chauffeur en échange d’un titre de transport. Essuyant un refus catégorique, il se met alors à faire la manche parmi les passagers. Son billet en poche, il se dirige vers l’arrière du bus.

C’est à ce moment que Michel Collard remarque les canettes d’alcool dans le sac du jeune homme. Le chauffeur lui précise qu’il n’est pas autorisé à consommer de l’alcool dans son véhicule, et lui demande donc de les ranger. « C’était la remarque du trop, il a décapsulé sa canette et l’a bu avec un air de défi. Il s’est mis à m’insulter en gesticulant dans le bus. J’ai donc préféré arrêter le véhicule et appeler le service de Contrôle des TEC. » explique Michel, toujours sous le choc.

Toutefois, après une dizaine de minutes, le passager se calme, dépose son sac rempli de canettes à l’avant du véhicule et reprend sa place. Voyant les autres voyageurs passablement énervés, le chauffeur décide de continuer sa route vers Saint-Hubert.

C’est au premier arrêt de la cité borquine que les choses se sont envenimées. Le jeune homme se dirige vers l’avant du bus. « Je pensais qu’il venait simplement récupérer son sac, mais il m’a demandé si on était bien à Saint Hubert et quand je lui ai répondu oui, il m’a sauvagement attrapé la gorge et tenté de m’étrangler. Mon col de chemise et ma cravate l’ont empêché d’avoir une prise sur mon cou, et j’ai donc pu me dégager et le plaquer contre le tableau de bord, » se souvient le chauffeur, qui s’est littéralement couché sur son agresseur. Les autres passagers sont venus lui porter secours.

Alors que l’agresseur est emmené par la police Semois et Lesse, Michel est conduit à l’hôpital de Libramont. Il souffre d’une entorse au bras droit. Mais c’est surtout moralement qu’il a été atteint : « Je pensais que je pourrais faire face à ce genre d’agression, mais là je suis sous le choc », soupire le chauffeur blessé. La cellule psychologique des TEC a pris contact avec Michel pour l’aider à surmonter son traumatisme.

Quant à l’agresseur, il a été relâché ce jeudi. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel dans le courant du mois.

Commentaires

  • Je pensais que cela n'arrivait que dans les grandes villes surtout Charleroi et Bruxelles.Le voilà déjà libre,C'est à l'armée dans une compagnie de discipline (avec des sous off à poignes )..qu'il devrait se trouver. La il apprendrait à se respecter et à respecter les autres. ll ne serait pas condamné, simplement il y resterait le temps qu'il faut.
    Je sens qu'il va y avoir des réactions tant positives que négatives.

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