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11 novembre à Nassogne

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A l'occasion du 11 novembre, un Té Deum a eu lieu à la collégiale Saint Monon de Nassogne, suivi de dépôt de fleurs et de discours (vous pourrez lire ci-après celui du Bourgmestre Marc Quirynen) au monument aux morts puis du verre de l'amitié au local de la Musique.

Voici quelques photos de l'événement

Le Discours de Marc Quirynen :

Monsieur le Bourgmestre honoraire,

Mesdames, Messieurs collègues du Conseil communal,

Mesdames, Messieurs les représentants des Forces Armées et des Associations Patriotiques,

Chers enfants de nos écoles et leurs instituteurs,

Mesdames, Messieurs, 

En cette journée du souvenir, rendons hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour la sauvegarde de notre pays et de nos libertés. 

En ce 11 novembre, nous voulons honorer l’action du soldat mais aussi nous souvenir des souffrances des déportés qui durent aller au loin endurer la loi du travail forcé, et des privations subies par la population civile.  Militaires, résistants et civils ont sacrifié par deux fois plus de quatre ans de leur vie à la sauvegarde de notre pays par esprit de devoir. 

Cette lutte est symbolisée par ce monument qui nous rappelle le nom de nos concitoyens qui ont pris part à ces longues et douloureuses épreuves. 

C’est dans l’union qu’ils ont combattu et souffert, ceux que nous honorons aujourd’hui.  Ne galvaudons pas cet héritage 

Aussi, je me permets de faire un bref retour historique.  C’était à Compiègne en France, le 11 novembre 1918 que fut signée l’Armistice, qui mit officiellement fin à la Première guerre mondiale, une guerre de tranchées, où certaines unités subirent l’épreuve des gaz toxiques.  Moins d’un quart de siècle après, la terreur envahissait de nouveau notre pays.  A cause des progrès technologiques en armement, l’agression de mai 1940 fut encore plus violente et plus brutale, ce fut le début de longues années de sacrifices, souffrances et déportations. 

Nous sommes le 11 novembre qui est comme vous le savez le jour du souvenir.  Pas que nous souhaitons à cette occasion faire la propagande du militarisme et de la guerre.  Il n’en est rien, bien au contraire, notre volonté est de se souvenir de ces pauvres soldats, résistants et civils, morts dans des conditions atroces.  Il nous faut nous rappeler tous ces sacrifices endurés par nos aïeux.  C’est grâce à eux que nous pouvons vire librement aujourd’hui.  Si nous renions la mémoire, le sacrifice de toutes ces vies perd tout son sens.  Ils sont morts pour leur foyer, leur famille, leurs amis, leur village, leur pays, pour un ensemble de valeurs qu’ils chérissaient et pour un avenir en lequel ils croyaient.  A nous maintenant de garder au fond de notre conscience le goût de vivre en liberté ; à nous, quelques fois désabusés, de relever ce défi. Le sens de leur sacrifice dépend de notre conscience nationale collective.  Nous avons la chance de vivre dans un pays libre, où nous pouvons exprimer librement nos opinions, nous déplacer sans contrainte.  Prenons en pleinement conscience et ne nous laissons pas envahir par des esprits chagrins ; notre avenir leur servira de monument vivant. 

Je vous remercie de votre attention. 

11 novembre 2012

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