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COMMUNIQUE DE PRESSE : Le Groupe « Demain c’est maintenant » s’oppose à deux nouvelles extensions d’élevages industriels de poulets dans la commune de Nassogne.

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La liste citoyenne Demain c'est Maintenant m'a envoyé ce communiqué de presse.  Il va de soi que je passerai également tout document que les personnes concernées m’enverraient.

La liste citoyenne de Nassogne DEMAIN c’est MAINTENANT est interpellée par deux nouvelles demandes de permis d’extension d’élevages de poulets industriels sur la commune de Nassogne.

La première demande comporte une augmentation de production de poulets de chair industriels de 29.931 unités (pour atteindre au total 156.320 poulets !) à Harsin.

La deuxième devrait être de 40.000 poulets de chair industriels (afin d’atteindre près de 80.000 poulets) à Ambly, à un bon kilomètre à peine de l’élevage de Harsin.

Si ces deux demandes aboutissent, Nassogne deviendra, avec ses 1.851.070 poulets industriels produits par an (il faut compter 6,5 cycles de production par an par élevage) une des communes de la province du Luxembourg les plus impactées par les élevages industriels.

A l’heure où la population prend de plus en plus conscience des impacts négatifs de ce type de production sur l’environnement et sur la santé, cette façon de produire de la viande apparaît de plus en plus comme faisant partie du passé.

L’avenir, c’est produire moins mais mieux, de la qualité et non de la quantité, pour préserver la biodiversité, la qualité de nos nappes phréatiques et de nos ruisseaux, pour lutter contre le réchauffement climatique (les aliments viennent de l’autre bout de la planète, parfois au prix de déforestations massives).

Cette production industrielle met à mal les efforts de nombreux nassognards (et ce même si certaines productions locales sont utilisées dans cette exploitation) pour développer une ruralité respectueuse, pour soutenir les circuits courts et la promotion des productions qualitatives de nos nombreux artisans.

Lors du premier conseil communal de cette nouvelle législature, nos deux conseillères, Charline Kinet et Véronique Burnotte, ne manqueront pas, dans le cadre des questions d’actualité, d’interpeler le nouveau collège sur la vision du développement agricole de la commune qu’ils souhaitent entreprendre dans ce cadre durant les 6 prochaines années et pourquoi pas en utilisant une partie des terrains communaux au développement d’élevage de volaille innovante (voir doc. Dans la Nièvre).

En effet, la commune de Nassogne compte déjà 4 élevages industriels porcins et 4 élevages industriels avins de grande envergure. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Faudra-t-il attendre que nos eaux souterraines soient saturées de nitrates, que nos concitoyens développent des problèmes de santé liés à ces élevages (micro-particules évacuées par les ventilations) pour donner enfin un coup d’arrêt à ces implantations ?

Nous invitons les citoyens qui considèrent que les élevages industriels ne sont pas l’avenir de notre agriculture et souhaitent des productions respectueuses de l’environnement et des citoyens de se manifester en nombre de deux manières :

  1. Marquer leur opposition au nouvelles extensions prévues, par courriers adressés à l’administration communale de Nassogne (deux modèles de lettre sont dès à présent disponibles en cliquant ici (1) ou ici (2))
  2. En manifestant leur soutien à nos deux conseillères qui interpelleront à ce sujet lors du conseil communal du lundi 3 décembre à 20 heures.


Pour DEMAIN c’est MAINTENANT
Philippe PIRLOT
rue du Thier des Gattes, 9a 6950 NASSOGNE
0471.80 51 44

Commentaires

  • Personnellement, voilà la lettre que j'ai envoyée :

    Nassogne, le 28/11/2018

    Administration communale de Nassogne
    Place Communale
    6950 NASSOGNE


    Concerne : l’enquête publique d’une demande de permis d’environnement de Monsieur LAMBORAY José et Johan chemin sur le Foy, 20 à 6950 HARSIN en vue d’étendre leur exploitation agricole avicole et bovine existante (574 bovins et 126389 poulets de chair).

    Cette lettre vous est adressée pour vous présenter les remarques, questions et inquiétudes que l’extension de l’exploitation avicole de M. Lamboray soulève auprès de certains de vos concitoyens dont je fais partie. Merci de bien vouloir les prendre en compte lorsque vous remettrez votre avis sur cette demande.

    Observations et remarques :
    1. Vision générale
    2. Analyse du dossier
    3. Propositions et avis.
    Vision générale.
    La demande présentée à enquête étonne, dérange et interpelle.
    Elle étonne parce que, à une époque où tous les facteurs sont au rouge quant à la survie de la planète (voir les rapports du Club de Rome, de la COP 21, du GIEC et tout récemment de l’ONU), il est impératif qu’à tous les échelons, et y compris au niveau communal, des efforts immenses soient faits pour permettre ni plus ni moins que la survie de nos enfants et petits-enfants.

    Elle dérange parce que notre commune rurale qui, semble-t-il, voudrait s’orienter vers :
    • un développement touristique rural, intégré, (notamment via Géopark, et Natura 2000) ;
    • une commune valorisant la biodiversité (notamment en ayant signé la convention Maya) ;
    • une commune réduisant sa consommation d’énergie fossile (notamment en respectant la convention des Maires signée en 2015) ;
    • une commune favorisant l’agriculture de qualité, respectant les circuits courts (voir la déclaration de Monsieur Quirynen, bourgmestre, lors de son intervention de clôture du festival des Terres Nourricières le 16 novembre dernier) ;
    Ce projet semble très loin de rejoindre ces objectifs louables.

    Elle interpelle également par l’absence évidente de remise en cause par le demandeur du type d’agriculture pratiquée alors que même les plus importants syndicats agricoles se questionnent.
    Elle interpelle également parce que la volonté, l’objectif de cette agriculture industrielle est de produire une alimentation à moindre coût en s’assurant que les « normes acceptables », c.-à-d. les seuils de toxicité, ne soient pas dépassés (par rapport à la présence de substances chimiques préoccupantes pour la santé, de résidus de produits phytosanitaires ou de médicaments vétérinaires).
    Ce sont le gens qui ont le moins de moyens dans notre société qui pâtissent de ces pratiques. Parce que ces produits deviennent le standard de qualité, leur santé et la nôtre sont en jeu.
    Et ce n’est sans parler de l’impact sur d’autres continents de l’existence de ces élevages industriels chez nous. Ici, un accroissement de 580 tonnes par an d’aliments du commerce est prévu (extrapolation à partir des chiffres du dossier 2016). Il s’agit en majeure partie d’aliments importés (soya, maïs), dont la production, on l’a vu, provoque l’appauvrissement des paysans locaux, les
    chasse de leurs terres et concourt à la déforestation de la forêt tropicale.)
    Ce type d’agriculture, au lieu de créer une plus-value, maintien des prix agricoles à la baisse et fait du tort aux agriculteurs qui sont soucieux de la durabilité et de la qualité de leur production.

    Analyse du dossier :

    Au vu des documents consultés, j’ai plusieurs questions et remarques :
    Bien-être animal
    Alors que le bien-être animal est une des priorité de ce 21ème siècle, il serait surprenant que vous autorisiez un permis pour une installation de 2545 m² pour 56000 poulets soit une densité de 22 poulets/m². Il faut noter que la norme européenne (directive 98/58/Ce du conseil du 20/07/1998 autorise une concentration maximum de 33 kg/m² de poids vif (soit plus ou moins 16 poulets/m²).


    Captage d’eau
    Le pompage supplémentaire de 3000 m³/an prévu ne fera qu’affaiblir encore plus la nappe phréatique au détriment de la population nécessitant un accroissement d’achat d’eau venant de Nisramont et impactant le coût à tous les Nassognards. Nous n’avons pas trouvé dans le dossier l’impact de ce captage sur les quantités et valeurs des nappes phréatiques présentes. Cette étude a-t-elle été réalisée ?

    Rejets divers :
    Le dossier laisse entendre qu’il n’y a pas de rejet atmosphérique (p. 3 Effets du projet sur L’environnement, point a). Or, la demande de permis de 2016, indique qu’il y par an une émission de 25.277,8 kg de poussières pour 126.389 poulets On peut estimer que l’extension va produire 5986,2 kg de poussières supplémentaires.
    Si des récupérateurs de chaleur étaient installés, cela ne permettrait qu’une réduction de 30 % de ces rejets. Mais ce n’est pas prévu……
    Il est signalé qu’une ventilation permanente de 2197 m³/heure, fonctionnant 24 h/24 et sans filtration est prévue.
    Nous ne trouvons pas dans le dossier la pertinence de ce débit d’air et notamment la justesse du calcul afin de limiter la concentration en ammoniaque (NH3) de maximum 20ppm et en dioxyde de carbone (CO2) à 3000 ppm dont les mesures doivent être réalisées au niveau de la tête des poulets.
    Par ailleurs, de nombreuses études démontrent que la production industrielle de poulet génère une quantité non négligeable de particules fines (plumes, fientes) et de polluants (ammoniaque, antibiotiques, pesticides) très volatiles dont la nocivité tant pour l’environnement que pour les habitants est, sans conteste, reconnu actuellement. Contrairement à ce qui est dit, il y a des riverains et des habitations à proximité et sous le vent (c.-à-d. au NE), il y a 9 unités d’habitations (potentiellement 30 habitants – 15 actuellement) à 160m du premier bâtiment agricole de Monsieur LAMBORAY et une structure d’accueil pour 20 personnes destinée en priorité à des personnes handicapées. De plus, il est probable que le village de Harsin, situé à 1 km environ dans le couloir des vents, soit impacté.


    Nuisances sonore :
    Surprenant. Premièrement, nous relevons de nombreuses contradictions concernant la localisation des installations. Dans un document, on signale que la première habitation est à 250 mètres donc, pas de problème car les nuisances sonores sont à partir de 210 mètres. Or, en réalité, la première habitation est à 160m du premier bâtiment agricole de Monsieur Lamboray.
    Un peu plus loin, dans le même document, on précise que la première habitation est à 200 mètres ce qui signifie que les habitants de cette maison subiront des nuisances sonores.
    Dans le permis environnement, dans la partie sur les risques sonores, il est signalé que le bâtiment contenant des volailles n’était pas dans une zone inférieure à 300 m d’une zone d’habitat ni dans une zone de – de 300m d’une zone de logement et résidence. (page 13 sur 17) Ce qui est clairement faux.
    Par ailleurs, nous aimerions connaître le seuil sonore maximum prévu. Il nous semble, en effet, difficile à croire que 4 ventilateurs HV avec débit de 10000 m³/h et 12 ventilateurs BV avec débit de 38000m³/h ne fonctionnant 24h/24 ne produisent pas de bruit….

    Récupération des eaux de nettoyage.
    Dans le rapport, il est prévu une récupération des eaux de nettoyage 250m³/an Il est prévu, à cet effet, des citernes de récolte (3 x 20m³). Si on se base sur 6.5 rotations par an et qu’il est prévu d’utiliser 38.46 m³ par nettoyage, on peut donc considérer que, lorsque le nettoyage est hangar par hangar, le stockage est possible. Par contre, il est impossible si deux hangars doivent être nettoyés en en même temps. Que se passera-t-il en cas de problème sanitaire si tout doit être nettoyé en même temps ? Où sera stockée l’eau nécessaire à ce nettoyage ?

    Lumière
    Pour le bien-être animal un point important est la gestion de la lumière. Une intensité minimum de 20 lux pendant les périodes de luminosité doit être mesurée au niveau de l’œil de l’oiseau et ce au moins sur 80% de la surface utilisable.
    Aucun point de l’étude ne précise ce qui est prévu.

    Contrôles
    Le dossier ne prévoit pas de système de surveillance des émissions dans l’environnement.
    Y a-t-il un organisme de contrôle prévu tout au long de l’activité, étant donné que ce permis est pour 20 ans ?
    Est-il prévu la tenue par le propriétaire de registres reprenant notamment le nombre de poulets introduits, les surfaces utilisables, l’hybride ou la race des poulets ? Lors de chaque contrôle, le nombre de poulets trouvés morts ainsi que le nombre de poulets mis à mort et les causes de mortalité, le nombre de poulets restant dans le troupeau après l’enlèvement des volailles destinés à la vente ou à l’abattage sont-ils indiqués?
    Comme le prévoit la norme européenne (directive 98/58/Ce du conseil du 20/07/1998, ces registres doivent être conservés au moins trois ans. Est-ce le cas actuellement et qui les contrôle ?
    Qui vérifie ce qui est annoncé dans le dossier : compteur de consommation d’eau, piezomètre de contrôle au niveau des forages, installation de récupérateurs de chaleur faisant partiellement office de filtres ?
    Qu’advient-il des eaux de nettoyage, sont-elles réellement prises en charge par une société certifiée? Qui contrôle cela ?
    Concernant la démolition des bâtiments existants contenant des éléments de maçonnerie, isolants, matériel d’exploitation, menuiseries. Quelles sont les mesures prises pour la gestion de ces déchets?)
    Je pense qu’il faut questionner le collège communal mais aussi la région wallonne sur sa politique agricole (lobbying des producteurs d’aliments et de poulets).

    Rapport EURECO Environnement joint au dossier.

    Le rapport en référence, joint au dossier, nous interpelle fort concernant les manquements annoncés dans ledit dossier :
    Pas de renoncement aux activités bruyantes la nuit et les week-end alors que des familles vivent à proximité
    Pas de dispositif anti bruit
    Pas de dispositif de réduction du bruit
    Pas de dispositif pour peu d’émission de poussières
    Pas de dépoussiéreur
    Pas de ventilation faible vitesse de l’air
    Pas de réduction des surfaces d’émission des effluents
    Pas de fosse pour récolte des effluents
    Pas de réduction de température des effluents
    Pas de barrières extérieures efficaces afin de créer des turbulences dans les flux d’air sortant
    Pas d’épuration de l’air (c’est inquiétant quand on sait les soucis notamment des particules fines sur la santé. Une étude récente révèle que, à Bruxelles, l’excès de particules fines provoque une diminution de l’espérance de vie de trois ans.
    Pas de couverture des effluents solides (alors qu’un ruisseau passe à proximité)
    Effluents non traité ni en aval ni en amont
    Pas de stockage des effluents solides sur une aire imperméable avec système de drainage et réservoir de collecte
    Pas de traitement des effluents d’élevage
    Pas de compostage ni méthanisation (alors que des méthodes efficaces et rentables existent)
    Pas de capacité suffisante pour contenir les effluents
    Pas de suivi des émissions résultant de l’ensemble du processus de production.

    Propositions et avis.

    Nous ne pouvons accepter d’imaginer que ce type d’activité se développent dans notre belle région qui se veut rurale et opposée à tout développement industriel mettant à mal notre environnement, notre biodiversité, nos ressources (fossiles ou aquifères et visuelles).

    Les consommateurs s’attendent à un certain niveau de qualité et à une alimentation saine, qui a des conséquences favorables sur sa santé et son environnement. Nous devons aider nos agriculteurs à se développer en innovant dans des cultures et des méthodes de production qui valorisent qualitativement et économiquement (tant au niveau financier qu’humain) notre belle région.
    Je vous le demande pour nous maintenant et pour nos petits-enfants.

    Si un agriculteur en a les moyens et qu’il introduit une demande pour 10.000.000 de poulets, sera-t-on toujours dans l’analyse purement technique de la demande ou se posera-t-on enfin la question de quel est l’avantage pour la commune de ce genre de dossier. Pour information, si les deux projets passent, la production de poulets industriels serait de 342 poulets par an et par habitant !!!
    Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où est la limite?

    Merci, aux représentants élus des citoyens de Nassogne, de l’attention que vous porterez à mes remarques et inquiétudes détaillées dans cette lettre vis-à-vis de l’extension d’un poulailler industriel sur le territoire de la commune.



    voir pour les particules fines :
    1. http://www.secteursverts.be/ressources/livre9.pdf (sécurité au travail en aviculture - ULG)
    2. https://www.canadianpoultrymag.com/business-policy/farm-business/la-pollution-de-lair-examin-e-1105
    3. http://www.chambre-agriculture-finistere.fr/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/24423/$File/Aviculture-Ameliorer-qualite-de-l-air-en-elevage-volailles2015-03.pdf?OpenElement
    (chez Lamboray le rejet de ventilation se fait au faîte du toit)

  • Bonsoir,
    Je prends connaissance du travail effectué par M. Pirlot et de son analyse.
    Si l'on ne doit pas s'opposer à ce que quelqu'un travail, on a le droit de se poser des questions.
    Je vis dans une région où les produits sont valorisés, Nassogne était un village Fermier avec tous ses honneurs. Faut-il recourir à une exploitation intensive dans une petite entité comme la notre, faut-il recourir à une exploitation intensive alors que nous sortons de périodes d'incertitudes et où les risques nulles n'existent pas. Je partage les réflexions énoncées, je partage les inquiétudes à propos de ces projets et je fais confiance aux conseillères qui argumenteront leurs motivations. J'ai suivi pas mal de vidéos, j'ai des poules qui mangent dans ma main, l'industrialisation ne gère pas les sentiments mais les résultats.
    A vous relire
    Mami Weyders
    Nassogne le 29/11/19

  • Bonsoir,
    Je viens de prendre connaissances des observations et du travail de M. Pirlot qui est très fouillé.
    Si je considère que chacun a le droit au travail et gagner sa vie, je pense qu'il faut rester dans un contexte régional. Nassogne est un village Fermier, avec tous ces honneurs, j'ai toujours été très proche de cette activité. Nous dirons que le monde dérape et va vers le gigantisme , certes l'agriculteurs va devoir assumer ses ambitions, si cela n'est pas mon problème " je ne juge pas" mais les retombées, les risques de contaminations, les risques de maladies peuvent m'impacter et le risque nulle n'existe pas. Lorsque je dis "Je" je ne suis pas un égoïste, mais je ne peux pas parler pour quelqu'un autre, c'est la loi. Retenons que la production à grande échelle ne fait pas de sentiments mais vise à des résultats. J'ai toujours vécus avec des animaux, et j'en ai encore, et je ne me vois pas vivre sans affection pour eux. J'ai vu des vidéos d'exploitation intensives , le rendement reste le rendement. Y a t-il un bien fondé sur ce type de production, est-il nécessaire à la survie de tout un chacun . Je n'ai pas la possibilité d'analyser les tenants et les aboutissants de ce projet et je reste très sensible au gigantisme de cette exploitation, on n'est pas au USA. En conclusion, je partage l'analyse et apporte mon soutient aux Conseillères qui le défendront. Pour tous ceux qui ne l'admettront pas, je fonde mes opinions sur une logique .

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