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Football : Nassogne B : Léonard suspendu 2 ans !

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Suspendu préventivement par le comité provincial depuis le 24 novembre dernier, Loris Léonard est venu se défendre ce jeudi à Arlon.

Il faut dire que les accusations qui pèsent sur le jeune joueur (21 ans) de l’équipe B de Nassogne sont assez graves. Rappel des faits. Lors de la rencontre de P3C du 19 novembre entre Nassogne B et Saint-Médard, aucun arbitre n’avait été désigné. Du coup, c’est un supporter visiteur qui avait pris le sifflet.

Dans son rapport, l’arbitre occasionnel reproche des faits assez graves au joueur de Nassogne. «  Déjà, le joueur n’a pas arrêté de contester chacune de mes décisions  », précise l’homme en noir d’une après-midi. «  Après plusieurs avertissements verbaux, je lui adresse donc un premier bristol. Peu après l’heure de jeu, suite à une faute commise sur un joueur déjà à terre, je lui donne un second jaune synonyme d’exclusion. Là, il se rue sur moi, essaie de me porter plusieurs coups et me jette à terre. Son entraîneur, qui est aussi son père arrive pour le calmer, il se fait frapper et termine également au sol. En rentrant aux vestiaires, le joueur s’en est également pris à un comitard de son club âgé de 65 ans qui a fini également au sol. Après tout ça, j’ai décidé d’arrêter le match.  »

Présent à la rue Francq, le joueur en question n’a pas fui ses responsabilités. «  Il y a des choses vraies et d’autres non  », lance-t-il d’emblée. «  Je n’ai pas frappé l’arbitre mais il est vrai que je l’ai poussé à terre. Ensuite, concernant mon père, il n’y a pas eu de coups. Il m’a ceinturé, je me suis débattu et comme il était en baskets, il a glissé et s’est effectivement retrouvé au sol. Quant à Michel (NDLR : le comitard), je l’ai juste repoussé aussi. Par contre, ce qu’on ne dit pas c’est qu’après cinq minutes, l’arbitre me bouscule volontairement et quand je suis exclu, j’entends un « tu l’as bien mérité, gamin de merde ». C’est d’ailleurs pour ça que je me suis énervé.  »

L’arbitre a bien évidemment réfuté ces dernières accusations tout en reconnaissant que le joueur n’a peut-être pas frappé son père et le comitard. «  Je n’ai pas vu de coups, ce n’est d’ailleurs pas ce que j’avais écrit à la base. N’ayant pas d’ordinateur, j’ai donné un papier avec mon rapport à quelqu’un d’autre pour qu’il le tape et vous l’envoie.  »

Une défense maladroite

Présent également à Arlon, Jean-Marie Otjacques, comitard de Nassogne, a tenté maladroitement de défendre son joueur. Son argumentation commençant d’ailleurs très mal. «  Je n’étais pas présent au match  », avoue-t-il tout de go. «  Pour tirer l’histoire au clair, j’ai, dès le lundi parlé au joueur, au coach, à Michel Henrotin, le comitard cité dans le rapport ainsi qu’à la déléguée. Plusieurs choses m’interpellent. Premièrement, si le joueur a été si insupportable, pourquoi ne l’a-t-il pas exclu directement ? Ça aurait évité toute cette histoire. Ensuite, je peux comprendre un certain énervement du joueur qui se fait traiter de gamin de merde.  »

Le tout avant de conclure par un commentaire sur l’arrêt du match avec des accusations limites. «  Je me demande pourquoi on n’a pas continué la rencontre une fois le joueur aux vestiaires. Je pense qu’il y avait un certain intérêt pour Saint-Médard qu’on ne reprenne pas histoire de gagner 0-5. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’ils ont des soucis cette saison.  »

Une argumentation vite coupée par les membres du CP qui ont tout de même précisé que le simple fait de s’en prendre physiquement à l’arbitre, occasionnel ou pas, était une raison largement suffisante pour mettre un terme au match.

Après une longue délibération, les membres du CP ont décidé que la rencontre était perdue 0-5 par Nassogne et que le club écopait de 50€ d’amende. Quand à Loris Léonard, le joueur est suspendu pour une durée de deux ans, soit jusqu’au 24 novembre 2019. De plus, cette suspension est assortie d’un an de sursis, la période probatoire courant du 24/11/2019 au 23/11/2020. Si durant ce laps de temps, le joueur écope encore d’une période de suspension de plusieurs mois, cette année de sursis peut venir grossir la future punition.

Stéphane Marchesani - La Meuse Luxembourg de ce 9 décembre.

La Meuse Luxembourg de ce 9 décembre.

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