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11 novembre à Forrières et à Nassogne

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Le 11 novembre a été commémoré partout dans la Commune.  J'étais présent à Forrières et à Nassogne.

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Dans les deux villages, à l'issue de la messe, nous nous sommes rendus au monument aux morts.  A Forrières, c'est Ghislaine Rondeaux qui a prononcé le discours, tandis que à Nassogne, c'était Marc Quirynen.  Vous retrouverez l'intégrale de ce qu'il a dit ci-après.

Cliquez ici pour retrouver l'album photo de cette journée.

Voici donc le discours de Marc Quirynen, Bourgmestre de Nassogne.

Mesdames, Messieurs les représentants des Forces Armées et des Associations Patriotiques, chers enfants, que je félicite d’être présents, Monsieur le Curé, Mesdames, Messieurs collègues du Conseil communal Mesdames, Messieurs, vous tous ici présents,

Je vous remercie de votre présence en ce jour, à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918. Comme je l’indiquais les années précédentes, plus que jamais, le devoir de mémoire prend tout son sens, en ces années du centenaire de la Première Guerre Mondiale.

1917 une année particulière pour notre pays, où le contexte politique est perturbé. Le gouvernement national est retiré au Havre. Les activistes les plus virulents du mouvement flamand profitent de la présence de l’occupant allemand pour créer de nouvelles structures pour la Flandre, estimant que la seule présence des communautés culturelles est insuffisante. Ce mouvement va jusqu’à proclamer le 22 décembre 1917 l’autonomie de la Flandre. Ce Conseil de Flandre s’effondra quelques mois plus tard avec la défaite allemande le 11 novembre 1918, qui rétablit l’unité de la Belgique.

1917 apporte aussi son lot de malheurs. Après le retrait in extremis derrière l’Yser en novembre 1914 et l’inondation de la plaine de Nieuport qui s’en suivit ; après la deuxième bataille d’Ypres en avril 1915 et l’utilisation des gaz de combat toxiques par l’armée allemande qui fit tant de victimes dans les troupes alliées ; après l’année 1916 qui connut l’occupation allemande sur le reste du pays, accompagnée de la déportation de plus de 120 000 travailleurs belges pour les travaux forcés, survient en 1917 la bataille de Passchendaele en Flandre occidentale, appelée aussi la troisième bataille d’Ypres, qui eut lieu du 31 juillet au 6 novembre. Toutes les offensives des forces alliées n’ont pas toutes été couronnées de succès durant ce printemps 1917, si bien que le moral des soldats s’effondre, la lassitude s’installe parmi les troupes, dont certaines sont secouées par une série de mutineries. Lassitude tout à fait compréhensible vu la durée du conflit, les conditions de ce combat, une pluie constante qui ralentit les mouvements de troupes et condamne quasi toute tentative d’assaut, la boue fait son apparition et les cratères d’obus se transforment en dangereux bourbiers, en plus des contre-attaques allemandes qui utilisent le gaz-moutarde. C’est en fin de compte grâce à l’apport des forces canadiennes que cette bataille Passchendaele trouve son épilogue, la réussite de cette bataille tient de l’héroïsme des soldats malgré l’adversité, dans la boue, sous une pluie battante et sous le feu nourri de l’ennemi. Les pertes humaines sont énormes, qui se comptent par dizaines de milliers dont au moins 40.000 disparus, dont on ne retrouva pas les dépouilles.

Voici ainsi évoqué l’épisode le plus tragique de cette année 1917. N’oublions jamais cette terrible période de l’humanité, celle vécue par les soldats et les civils. Ils souhaitaient, tout comme nous, un monde plus juste, un monde plus libre, un monde plus humain.

La Belgique a joué un rôle majeur dans cette guerre, en particulier par la résistance courageuse de ses soldats aidés par les pays alliés à l’invasion allemande.

En ce jour, partout à travers notre pays, des cérémonies rendent hommage aux hommes et aux femmes qui ont perdu leur vie dans la lutte pour notre liberté et notre démocratie. Le sens du sacrifice d’aïeux a débouché sur des réalisations concrètes, qui nous permettent aujourd’hui de vivre dans un pays libre, où nous pouvons exprimer librement nos opinions, nous déplacer sans contrainte. Ne galvaudons pas notre héritage. Surmontons nos différences ; au contraire, profitons de nos différences pour enrichir notre société dans l’intérêt commun.

En mémoire de tous ces sacrifices et épreuves subis par nos aïeux, et en pensant à tous ces conflits actuels à travers le monde et à leurs conséquences, je vous invite à observer une minute de silence, en marque de respect et d’hommage à toutes ces victimes.

Vive la Belgique, vive le Roi !

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Nassogne, le 11 novembre 2017

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