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Commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale à Nassogne ce dimanche 7 mai.

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Je n’ai pas pu assister cette année à la Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Nassogne ce dimanche 7 mai.

Vous trouverez ci-après le discours que le Bourgmestre, Marc Quirynen, a prononcé devant le monument aux morts de Nassogne.

Mesdames, Messieurs,

La tradition veut que le 8 mai, on commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe avec la victoire des Alliés et la capitulation du Troisième Reich.   Début mai 1945, après le suicide du führer, au lendemain de la bataille de Berlin, l’ensemble des forces nazies restantes se rendent aux Alliés. En Belgique, la date du 8 mai est toujours restée dans l’ombre de celle du 11 novembre, notre pays ayant été libéré plus tôt, depuis la fin de la bataille des Ardennes durant l’hiver 44-45. Tout qui est ici présent a en mémoire le tribut de notre commune lors de cette bataille, et plus particulièrement du village de Bande qui a enduré le massacre des trente-quatre jeunes à Noël 44.

Quoi qu’il en soit, nous voilà réunis aujourd’hui devant ce Monument pour commémorer la fin de ce conflit, et je vous remercie de votre présence. Quelle que soit la date de la libération, il importe de marquer un temps de recueillement à la mémoire de la génération qui nous précède qui a connu durant ces cinq années de tourmente, des choses qui ont bouleversé leur vie. Certains ont participé aux combats en première ligne avant de connaître la déportation et la captivité, d’autres ont connu l’exode. Tant les combattants que les résistants et la population civile ont enduré d’énormes souffrances et de sacrifices d’une guerre totale sans merci et pleine d’atrocités. La reddition sans condition de l’Allemagne nazie met fin en Europe à un conflit de plus de cinq ans qui a fait des millions de morts.    La population crie sa joie, et pourtant la victoire ne peut effacer ni les atrocités commises par l’occupant, ni le sacrifice de milliers de combattants, de résistants et de victimes civiles, ni les souffrances endurées par la population. De par leur courage et leur abnégation, tous ceux qui participèrent à la victoire nous ont offert 72 ans de paix et une liberté chère à tous. Voilà en effet 72 ans que notre pays vit en paix, en pays libre. 

À l’occasion de cette commémoration, arrêtons-nous un instant. Rendons hommage à toute cette génération qui s’est engagée pour défendre sa liberté, la liberté de notre pays, notre liberté dont nous bénéficions encore aujourd’hui. Ayons conscience non seulement de la valeur de cette liberté, mais aussi de la valeur de la solidarité ; c’est grâce à la solidarité des pays alliés que nous avons pu venir à bout de cette occupation. Ayons conscience de la valeur de tout ce qui nous a été donné, de tout ce qui nous appartient aujourd’hui, de ce qui fait notre vie, notre dignité, notre liberté, notre joie de vivre.

Cette paix est encore fragile, avec tous ces attentats perpétrés à travers toute l’Europe et à travers le monde, des attentats odieux perpétrés par des fêlés. Chez nous aussi, dans notre propre pays ces actes ont été commis, notre paix et notre liberté en sont ébranlées ! Le niveau de la menace terroriste de l’OCAM est toujours à 3.

Une autre menace pour notre démocratie se situe au niveau des réseaux sociaux. Des forces délétères n’hésitent pas à propager des contrevérités pour déstabiliser notre démocratie. La facilité avec laquelle on peut communiquer de nos jours sur les réseaux sociaux doit nous mettre en garde, tout n’est pas vérité !

Nous devons demeurer attentifs au sein même de notre propre entourage. Partout où nous sommes, soyons vigilants afin de défendre les valeurs de tolérance, de démocratie et de liberté, en un mot de respect.

Je ne serai pas plus long et je vous invite chacun à réfléchir durant cette minute de silence aux actions qu’il compte mettre en œuvre pour sauvegarder ces valeurs, essentielles à notre démocratie. Je vous remercie de votre attention.    

                                                                            Nassogne, le 07 mai 2017

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