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NASSONIA : UNE FORÊT EN COMMUN

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Un article de Jonathan Piron, dans le Green European journal :

NASSONIA : UNE FORÊT EN COMMUN
En Belgique, le projet Nassonia, destiné à recréer une forêt naturelle en Wallonie, soulève de nombreux débats. Initié par la Pairi Daiza Foundation, le projet crée un enthousiasme certain autour des enjeux environnementaux. Au-delà de sa mise en œuvre, la question de sa gestion est peu abordée. Une approche en commun pourrait représenter un mode de gouvernance intéressant, dépassant plusieurs tensions et représentant, au même titre que l’innovation environnementale, une innovation sociale et institutionnelle faisant de Nassonia un laboratoire à suivre.

La dégradation continue de l’environnement sous les effets combinés de la pollution et de la consommation des ressources pèse lourdement sur les sociétés humaines. Les forêts, que l’on pourrait pourtant considérer comme zones immuables, sont parmi les premières touchées. À l’exception de quelques régions préservées en Europe, le continent ne dispose plus guère de forêts primaires. La majorité des zones forestières ont été modelées par l’homme, et sont possédées de manière privée ou publique, dans un souci d’exploitation des ressources.

C’est en ce sens que la proposition de la Pairi Daiza Foundation, via son président, Eric Domb, de louer pour une longue période (99 ans) une zone forestière en Wallonie à convertir en zone protégée, a soulevé aussi bien l’enthousiasme que les questions. Le projet, qui s’inscrit dans une démarche environnementale, vise à mieux comprendre le retour d’une forêt à son état naturel. Cependant, la crainte de voir un opérateur privé disposer de la terre soulève plusieurs interrogations : la forêt sera-t-elle toujours accessible à ceux qui en avaient jusqu’ici l’usage ? Et comment les revenus seront-ils utilisés ? Quelle en sera la gouvernance ?

Face à ces différents enjeux, la promotion d’une forêt gérée en commun ne représenterait-elle pas une alternative positive ?

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Commentaires

  • Une gestion multifonctionnelle de la forêt déléguée à un collectif, pourquoi pas? En aucun cas nous ne voudrions concurrencer une telle initiative. Le défi sera, dans une telle organisation, de produire des décisions concrètes et donc, d'opérer des choix. Cela demandera beaucoup de patience, de temps et de ténacité. Si ce collectif voit le jour à Nassogne, nous applaudirons et regarderons avec intérêt les résultats de son action à court et long terme sur l'écosystème forestier et humain.

  • Nous applaudirons et regarderons ,,,,, Très bien . Ce sera de l' intérieur ou de l' extérieur ? C' est à dire en assistant sans payer un loyer et laisser faire ce collectif ? Nous applaudirons les autres ayant pris notre place ou nous serons partie intégrante du projet ? Dommage que l' exposé de monsieur Piron ne soit pas rédigé en wallon et d' une manière nettement plus concise .
    Votre réponse étant du niveau de l' auteur . Comment voulez vous que les habitants de Nassogne (ou n'importe quel habitant) y comprennent encore quelque chose ? Certaines nuances sont parfois difficiles à saisir . Le collectif et le collectivisme ou encore le social ,le sociétal et le socialisme ,,,,,,,,le commun et le communisme . Par contre un arbre ou un sanglier ,ça ne s' encombre pas de ces subtilités . Alors soyons clairs . Le système préconisé par monsieur Jonathan Piron,c' est avec ou sans la fondation Pairi Daiza ? Je suis certain que moins de cinquante personnes auront jusqu'à présent compris ou veut en venir l' auteur de l' article . Et par conséquent n' auront pas compris ce que veut dire votre réponse .Non par ignorance ,mais certainement peu motivés pour déchiffrer ce genre de considérations sociologiques .Soyez en tout cas certain qu'une multitude de bénévoles ont déjà les manches retroussées pour mener ce projet à bien . Il suffit de faire appel à eux .

  • Effectivement, Monsieur Van Dooren, un discours qui relève à une rhétorique ésotérique faite d'un jargon compréhensible des seuls initiés de certains cénacles.

    Quelques bombes, sinon torpilles en début d'article : fondation de structure oligarchique; incertitudes sur la pérennité du projet; fondation comptant sur Pairi Daiza s.a. comme bailleur de fonds (?); commune pouvant être contrainte à se transformer en fiduciaire pour le projet (?); interrogations sur l'attribution des revenus des ressources naturelles; fondation sous le régime de l'impôt des sociétés, les ventes de bois étant assimilées à une activité lucrative (effectivement un souci de M. Domb selon une autre source); etc...
    Quant aux "communs", un long et incompréhensible plaidoyer, sans quelque logique directrice, pour la proposition d'une "gestion commune"; PAR QUI ?! Que pourrait-il bien y avoir comme gestion plus "commune" de ces bois communaux, propriétés donc de l'ensemble de la population de Nassogne, que la gestion et la prise des décisions par le conseil ou le collège de Nassogne, formé des représentants élus par la population.
    Sauf à vouloir faire échapper à la Commune de Nassogne la gestion de ses propres biens .
    Peut-être une nouvelle logique: celle de vouloir imposer à une majorité réticente des thèses très minoritairement défendues mais considérées par leurs auteurs comme la vérité et la valeur incontestables.

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