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Le bail annuel octroyé par la commune contesté – L’article complet

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On le sait, la commune de Nassogne avait lancé un appel d’offres dans le cadre de la location de deux lots de chasse faisant partie du projet Nassonia imaginé par Eric Domb. Le bail proposé avait été fixé pour une durée d’un an. Le temps pour la commune d’en savoir un peu plus sur Nassonia.

Cet appel d’offres a rapidement trouvé preneur. Quelques jours avant le lancement de la chasse, ce 21 septembre, on apprenait que les lots avaient été attribués à un groupe de chasseurs rassemblés autour de Didier Robe. Ce dernier n’étant autre que le garde-chasse de l’ancien locataire de l’endroit. À savoir : Pierre-Emmanuel de Backer. Également l’un des plus fervents opposants au projet Nassonia.

 La nouvelle a à peine eu le temps d’être diffusée — sans avoir toutefois été confirmée de manière officielle par la majorité communale —, qu’elle est déjà controversée.

L’OFFRE LA PLUS ALLÉCHANTE ?

Certains n’ont en effet pas hésité à faire savoir qu’eux aussi avaient remis offre, mais qu’ils n’avaient pas été entendus par la commune. Pour eux, ce serait l’offre la plus intéressante financièrement qui aurait été privilégiée. (Voir ou revoir l’article de ce blog).

D’autres — comme les « Pro Nassonia » — s’interrogent sur le choix posé par la majorité. Pour eux, remettre le bail à l’ancien locataire ne fera pas avancer la cause de Nassonia. Ils en veulent pour preuve la manière dont la chasse était organisée jusque-là. Car dans cette partie de la forêt (mais cette problématique n’est pas propre à Nassogne), la surpopulation du gibier était avérée. (Voir ou revoir la mise au point du groupe Pro-Nassonia).

Conséquence ? Depuis plusieurs années, la forêt ne se régénère plus. La diversité des essences diminue. Ce qui risque à moyen terme d’avoir des conséquences sur les rentrées financières générées par le bois pour les finances communales. L’état des lieux du précédent locataire est en cours. Et les dégâts d’écorcement causés s’élèveraient à environ 60 000 euros. Montant qui peut être réclamé dans les six mois par la commune à son locataire.

Reste maintenant à savoir si le futur plan de tir pourra être tenu par les « nouveaux » locataires. Mais aussi si les nouvelles conditions imposées par le cahier des charges (pas de nourrissage du gibier, battues silencieuses avec chasse à l’affût et chasse à l’approche) seront respectées. Cette nouvelle manière de chasser permettrait, en tout cas, une meilleure régulation du gibier.

Dans le rang des « Pro Nassonia », on se montre plutôt sceptique. D’une part, sur « la valeur normative du plan de tir » (qui « n’arrive pas à faire descendre les densités de cervidés à des seuils acceptables pour la régénération forestière »). D’autre part, sur les intentions réelles d’une « chasse commerciale du type de celle pratiquée sous les précédents baux de chasse de ce territoire de la commune de Nassogne ».

Et dont le but serait « d’offrir aux actionnaires un nombre suffisant d’animaux justifiant un prix de participation à la journée de chasse fixé à près de 2 000 euros. »

Du côté de la majorité communale, enfin, on se mure toujours dans le silence.

Ce mercredi encore, malgré plusieurs appels répétés, le bourgmestre Marc Quirynen demeurait injoignable.

N.HN – La Meuse Luxembourg du 22 septembre 2016

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